Atlassian a livré le 11 novembre une nouvelle version du produit phare de sa gamme le bugtracker JIRA.

Après une version 5.0 riche en fonctionnalités collaboratives (suivi des commentaires, bouton de partage, liens vers des URL…), la version 5.1 s’était focalisée sur les aspects de performance (consultation plus rapide, et abolition de la limite de 200 000 tickets par instance).

Qu’en est-il de cette nouvelle release ?

Une refonte de l’interface de recherche

A première vue, c’est le menu de recherche rapide qui a reçu toute l’attention des développeurs.
La puissante mais complexe recherche avancée, qui pouvait rebuter les utilisateurs les moins aguerris, passe au second plan au profit d’une barre d’outils lisible et intuitive. Cette nouvelle interface regroupe tous les critères courants de recherche sous forme de menus déroulants et de listes de sélection multiple.

On peut désormais configurer un filtre en quelques clics, l’exécuter et le sauvegarder sans rechargement de page. Le nouveau système de favoris facilite également l’utilisation des filtres existants, leur duplication et leur modification à la volée. Globalement, ces améliorations apportent un réel confort d’utilisation et permettent de visualiser et hiérarchiser plus rapidement les tâches pour les affecter à l’équipe.

Des outils d’administration plus ergonomiques

L’administration des workflows gagne en lisibilité grâce à un module qui permet de les définir de façon graphique, à la manière d’un schéma sous visio. C’est un gain de temps appréciable quand les processus d’approbation diffèrent d’un projet à l’autre et qu’il faut maintenir plusieurs workflows en parallèle.

On remarque également l’apparition d’une interface « drag and drop » pour gérer les présentations de page.
Le paramétrage des écrans était jusqu’ici plutôt un point faible de JIRA. Son système d’administration austère et confus rendait complexe toute modification de la visibilité et de la disposition des champs. Ceci alors même que cette disposition peut être gérée très finement en fonction des objets et des workflows. C’est donc une réelle amélioration.

Enfin, les administrateurs seront ravis d’apprendre que les ré-indexations peuvent maintenant être exécutées en tâche de fond. Ce qui, pour les instances les plus importantes, permettra d’éviter l’indisponibilité du système pendant de longues minutes.

Introduction des webhooks

Les webhooks sont des requêtes HTTP déclenchées par un événement pré-défini. Concrètement, c’est un moyen simple de signifier à une autre application que quelque chose vient de se passer dans JIRA (un ticket a été crée, modifié, résolu…). Plus qu’une simple notification, un webhook vous permet par exemple de :

  • Lancer un build à chaque résolution d’une anomalie
  • Exécuter des tests d’intégration
  • Alerter une personne non utilisatrice de JIRA
  • Créer une tâche dans un test manager quand un bug critique est résolu

Un cas d’utilisation complet sur l’envoi de SMS aux clients d’un centre de services est développé sur le blog d’Atlassian : http://blogs.atlassian.com/2012/11/notify-customer-sms-service-desk-webhooks/

Un outil toujours plus connecté

Au-delà de cette version 5.2, l’écosystème JIRA continue de s’ouvrir vers d’autres produits complémentaires. En plus des add-on de l’éditeur (notamment Greenhopper, dédié au management de projets agiles), JIRA dispose maintenant de plus de 400 plugins qui permettent d’étendre ses fonctionnalités ou de l’interfacer avec des applications comme Salesforce, HP Quality Center, Sharepoint ou encore Zephyr un test manager prometteur.

Dernier constat : le look de JIRA continue d’évoluer dans le bon sens. Depuis la version 4.0, chaque release apporte son lot d’améliorations cosmétiques qui marquent la volonté d’Atlassian de faire de son outil un « issue manager » généraliste et accessible.