#01 : Disrupter le disrupteur

« François Bourgeois est (par vocation ?) du côté du « disrupté ». Des entreprises installées confrontées à un concurrent véloce et innovant. Dans cette vidéo il raconte une expérience fondatrice. Du temps du Minitel…

Ce que l’on apprend est évident. Et pourtant, c’est le contraire de ce que l’on entend. Tout d’abord, le « disrupté » est en position de force ! Il a la notoriété, les clients, le cash. Le « disrupteur », lui, est extrêmement fragile. Il vit de bluff et d’expédients (que, parfois, la morale peut réprouver, si elle a le temps de se manifester).

Solution, évidente, donc : lui couper l’herbe sous le pied. Puis profiter du répit pour mettre la technologie qui faisait sa force au service du « disrupté ». Il faut « disrupter le disrupteur ». Cela demande à l’entreprise de se réinventer. Mais, une fois de plus, le problème n’est pas où on le trouve. Ce qui stresse l’entreprise ce n’est pas le changement. C’est l’absence de réaction de sa direction ! Un dirigeant qui agit est toujours bien accueilli !

Mais alors, pourquoi, souvent, le « disrupté » est-il victime de l’innovation ? Parce qu’il souffre d’un mal : la gestion ! Pour maximiser sa rentabilité, l’entreprise avait supprimé tout ce qui lui permettait d’évoluer.

Pour autant, je ne suis pas sûr que beaucoup de « disruptés » voient de la lumière au bout du tunnel. En effet, pour réussir ce changement, je pense qu’il faut trois types de talents au dirigeant, et ils ne sont plus dans sa nature :
– Il doit savoir trancher vite et bien.
– Il doit comprendre le potentiel de l’innovation et le relier aux intérêts stratégiques de son entreprise (ce n’est ni le fou-furieux de la technologie qui encombre nos entreprises, ni le roi philosophe à la Platon, l’évaporé que produit notre éducation nationale).
Ce doit être un « leader ». Il doit mettre son organisation en formation meute. J’entends par là que s’adapter à une vague d’innovations signifie expérimentation, donc une entreprise qui va être malléable et vive, au moins durant quelques temps. »

Qui est Christophe Faurie ?

Spécialiste de la conduite du changement, cet expert auprès de grandes entreprises du CAC 40 et de PME françaises, possède une riche expérience de terrain, acquise d’abord comme manager, puis comme consultant. Diplômé de l’Ecole Centrale de Paris, de l’université de Cambridge et de l’Insead, il enseigne la conduite du changement à l’université Paris-Dauphine, dans le cadre de MBA et de séminaires dédiés aux entreprises. Auteur de nombreux livres, Le Changement ça s’apprend, sorti en 2013, est son quatrième ouvrage, qui dévoile exemples concrets à l’appui les bons outils et les best practices pour réussir à (ré)inventer son business model et à renouer avec la compétitivité.

NEOXIA et Christophe Faurie lancent un appel à témoignage : manager, entrepreneurs, proposez votre retour d’expérience en envoyant un email à l’adresse suivante : celia.lignon@neoxia.com