Au-delà des sites Web institutionnels, et des sites grand public, le Web peut-il devenir une plateforme pour les applications d’entreprises ? A-t-il atteint ses limites ? Faut-il partir dans d’autres directions ?

Le Web sous le feu des sceptiques

À en croire certains, le Web aurait atteint ses limites, il se serait heurté à un mur :

  • ergonomie définitivement insuffisante,
  • divergences irrémédiables entre navigateurs,
  • complexité du développement.

Toutes choses qui rendrait le Web définitivement impropre aux ‘vraies applications’, les fameuses applications riches, sans parler des applications d’entreprise. Bref, le Web serait incapable de fournir les fondements d’une plateforme applicative.

Las, il faudrait tout jeter, repartir de zéro, et construire les applications sur de nouveaux socles techniques, évidemment propriétaires : Flex, Silverlight, JavaFX …

Le Web en a vu d’autres !

À ce jour, le Web repose sur un petit corpus de standards (HTML, CSS, DOM, JavaScript) ; c’est d’ailleurs sa force. Initialement très réduit, le corpus a évolué naturellement, au fur et à mesure que le Web prospérait. Le Web a ainsi atteint l’envergure que nous connaissons.

Nul besoin de démontrer plus avant sa capacité d’évolution !

Récemment, notamment grâce à Ajax (mais pas seulement), le Web est devenu capable de proposer de véritables interfaces graphiques riches, en tout point semblables à celle de nos applications classiques.

Quelques démonstrations valent mieux qu’un long discours :

Les limites sont faites pour être dépassées

Les sceptiques n’ont pas tort, le Web a bien quelques limites … limites qu’il ne tardera pas à dépasser … dans la continuité !

Il est sans doute plus simple d’ajouter ce qui manque au Web, plutôt que de repartir de zéro.